Un roman pas fin

Illustration Pol Turgeon

“Savoir qu’il y a des mondes infinis après la mort change la perception de la vie. Jugement dernier est un roman philosophique. Il met en scène un personnage qui use du suicide pour parcourir le temps et l’espace. ”



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Naître et mourir, voilà bien les deux événements de nos vies que nous, humains, partageons avec une constance fabuleuse, en toute équité et sans discrimination. Pourtant, dans ce monde construit au Dow Jones de l’éternité, parler de la mort devient un acte d’indécence, une invitation à la déprime ou pire encore. Le vent souffle, la terre s’effrite, qu’importe, nous poursuivons notre course sans regarder derrière. Et vive le moment présent et les croyances qui nous confortent et nous endorment. 

Jugement dernier est un roman philosophique. Il ne donne pas de réponses. Il pose des questions. Il parle de la mort parce que la mort est le plus puissant révélateur des couleurs et des dimensions de la vie. 

La rivière coule et roule sur les pierres. Elle ne s’arrête pas. Elle va. Elle court. Et pourtant, elle est toujours là, au pied du pont que l’on enjambe.

Nous sommes une rivière.



Romans

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Romans

Jugement dernier

Tantôt homme, tantôt femme et tantôt autre. Ici, ailleurs, passé, futur. L’ordre des choses n’existe plus et les paradoxes se superposent. L’anxiété inadaptée dans le Montréal de l’après-guerre devient un atout exceptionnel dans une communauté préhistorique à la marge entre l’âge de pierre et l’âge du fer. De ses vies, de ses morts, le quidam n’apprend rien, rien de plus. Sa 25e vie est marquée par un viol qui brise sa vie de chanteuse. Puis, guerrière au service de Dieu, elle subit la défaite. Dans la peau d’un réformateur du 19e siècle, il contribue à substituer l’emprisonnement aux châtiments physiques. Dans un monde futur, le meilleur, elle crée des humains, presque des dieux, sur mesure. Puis, arrivent la douleur de ceux qui restent et le jugement dernier.

Wroclaw, Rose de la Fontaine, (distribué en Europe et au Québec), 2019.


 

Romans historiques

Si vous n’avez jamais aimé l’Histoire, mais que vous auriez aimé l’aimer, c’est Molly Galloway que vous devez suivre. Elle vous fera parcourir le 19esiècle sur le dos d’un train à vapeur. Vous y découvrirez, que loin d’être isolé du monde, le Québec a été partie prenante de l’émancipation des esclaves, de la guerre civile américaine, de la progression de la libre pensée et de la lutte des femmes et des droits civils, avec plus ou moins de succès…

Molly Galloway est un livre d’action. Vous n’y apprendrez pas la recette de tarte aux pommes de nos arrières grands-mères, mais vous y découvrirez comment elles défendaient des idéaux qui résonnent encore dans notre quotidien.

Molly Galloway
Gloire aux vaincus. Tome 1.
 

Molly Galloway n’a plus que son petit frère, sa poupée de chiffon et une boîte de fer-blanc renfermant le maigre trésor de sa famille. Nous sommes en 1847. L’Irlande se meurt. Commence alors le périple de cette jeune immigrante intrépide et courageuse parcourant l’Amérique du XIXe siècle.  Après un passage à Grosse-Île, elle est accueillie à Montréal par la famille Guibord. Elle y fait connaissance des intellectuels de l’époque qui défendent la libre pensée. Par un concours de circonstances, elle s’engage auprès de Harriet Tubman et son chemin de fer clandestin. Dans l’espoir des esclaves en fuite, elle touche aux brûlures de l’injustice et de l’amour. 

Montréal, Éditions Hurtubise HMH. 2012.


Molly Galloway
Gloire aux vainqueurs. Tome 2.

1862. De Washington à Jacksonville, de Richmond à Montréal, les balles sifflent. L’heure n’est plus à la discussion. Après deux cents ans d’esclavage, le temps est venu de guérir la plaie sur la peau noire de l’Amérique. 

Devenue espionne pour Harriet Tubman, Molly pourchasse les esclavagistes du Cercle d’or jusque dans les couloirs de l’hôtel St. Lawrence à Montréal. Dans les rues de cette ville chère à son cœur, elle retrouve la maison des Guibord et la bibliothèque de l’Institut canadien où les intellectuels montréalais discutent, comme partout en Occident, de la tolérance, du libre arbitre et de la séparation de l’Église et de l’État.

Sur le chemin des villes, Molly et son amoureux se croisent trop peu. Quand cela se produit, ils ferment les yeux et imaginent leur vie loin des champs de bataille. Ils y voient une terre, une maison, des enfants, des amis et de la confiture de framboises.

Montréal, Éditions Hurtubise HMH. 2015.  


Mille vies

Mille vies est la version web du premier tome de Molly Galloway. Il a été publié comme roman feuilleton à raison d’un chapitre par semaine. Chaque chapitre est accompagné de photos et de dessins d’archives, de vidéos et de bibliographies pour approfondir les thèmes abordés dans le roman. Ce gigantesque travail a été réalisé par les bibliothécaires et archivistes des Bibliothèques de Montréal et de Bibliothèque et archives nationales du Québec. Le site web a remporté un prix Boomerang Infopresse.

 

Romans jeunesse

Un chat nommé Victor

« Tout le monde sait que les chats ont neuf vies. Lorsqu’il m’a fallu décider de ce que je ferais de ma neuvième et dernière vie, deux jours et deux nuits sont passés avant que j’inscrive ce que j’allais devenir… Je ne sais pas ce qui m’a pris. J’ai écrit : MOI. » 

« Ce premier roman, d’une portée psychologique et philosophique des plus intéressantes, aborde simplement le thème de l’identité et l’importance d’être pleinement soi-même.» Commentaire descriptif de Livres ouverts du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.

Illustré par Philippe Béha, Saint-Lambert : Soulières Éditeur, 2009. Jeunesse. Traduit en coréen.
Vous trouverez un argumentaire (pdf) et une fiche d’appréciation ludique sur le site de Soulières Éditeur.


Victor, l’invincible

« De retour à la maison, mon père me demanda de retirer mon armure. L’idée ne m’enchantait guère. Sous mon armure, je ne rougissais plus. Je n’étais plus timide. Je n’avais peur de rien ni de personne. – Non, répondis-je. Je n’enlèverai plus jamais mon armure. Je la garde. » 

Illustré par Philippe Béha, Saint-Lambert : Soulières Éditeur, 2008. Jeunesse. Traduit en coréen.
Livre choisi pour la Bataille des livres et une tournée en Suisse romande en 2012.
Vous trouverez un argumentaire (pdf) et une fiche d’appréciation ludique sur le site de Soulières Éditeur.


Victor et Victor

« – J’aimerais toujours savoir ce qu’il faut faire.  
– Si tu veux être parfait, Victor, me dit mon grand-père avec un large sourire, tu n’as qu’à lire ce livre. Il pourra répondre à chacune de tes questions. » 

Illustré par Philippe Beha, Saint-Lambert : Soulières Éditeur, 2007. Jeunesse. Traduit en coréen.
Finaliste du prix Cécile-Gagnon de l’Association des écrivains québécois pour la jeunesse.
Vous trouverez un argumentaire (pdf) et une fiche d’appréciation ludique sur le site de Soulières Éditeur.

 

 



Créations

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Vitrines de fond de tiroir

Dans le fond de nos tiroirs se cachent des trésors. Des objets, des photos, des souvenirs que nous ne parvenons pas à jeter parce qu’ils représentent un moment heureux ou douloureux, une personne chère, un souvenir de voyage, un cadeau. Et au fond du fond, il y a une petite boîte noire où vous avez rangé la montre de votre père et le collier de votre mère…

Vous aimeriez sortir le musée de votre tiroir ? Ça tombe bien !

Je crée des musées miniatures, des mausolées, des carnets de mémoire, des hommages aux oubliés des fonds de tiroir. Vous m’apportez des objets. Nous discutons. Je vous propose un montage et s’il vous convient, je le prépare avec soin pour qu’il puisse traverser le temps et faire partie de votre patrimoine. Ainsi, les souvenirs, les êtres chers, les précieux moments de votre vie ne dormiront plus dans les oubliettes du fond de vos tiroirs. Ils vivront auprès de vous. 

Et je répare les cœurs brisés.

 

 



Denis Vézina

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Est-ce qu’on a vraiment besoin de connaître la vie d’un créateur? Quel intérêt? Si nous devenons des amis, alors là, oui. Je vous raconterai tout. Sinon, est-ce que ma vie est plus intéressante que la vôtre? Plus intéressante au point d’en beurrer des pages du web? Vraiment pas!

Ce qui m’intéresse dans l’écriture, c’est le partage dans la création. J’écris. Vous lisez. Nous sommes deux. Au-delà de qui vous êtes et ce que vous faites, nous nous rejoignons dans notre humanité. Voilà bien le merveilleux de l’écriture. Je vous propose une phrase et vous imaginez le reste. Je parle d’une « forêt, la nuit » et vous complétez la scène de vos images et de vos émotions. Est-ce la forêt de votre enfance? Est-elle sombre et angoissante? Est-elle calme sous la lumière de la lune?

Je ne vous connais pas, vous ne me connaissez pas et pourtant, ensemble, nous créons, malgré le temps, l’espace, vos qualités et mes défauts. C’est ce qui est précieux.

Ne gâtons pas notre plaisir. Déposons nos vies quotidiennes sur la table de chevet et dessinons ensemble notre nouvel univers.



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